Le cyberharcèlement ne s’arrête pas à la sortie de l’école. Il suit l’enfant dans sa chambre, le soir, par les messages, les groupes et les réseaux sociaux. Les parents l’apprennent souvent tard, parce que l’enfant a honte ou peur qu’on lui retire son téléphone.
Les numéros d’aide
- France : 3018, gratuit et anonyme, aussi par chat et sur l’application 3018.
- Belgique : Child Focus, 116 000.
- Suisse : Pro Juventute, 147.
- Québec et Canada : Tel-jeunes, 1 800 263-2266 ; Jeunesse, J’écoute, 1 800 668-6868.
Les formes que ça prend
- Insultes et moqueries répétées dans les messages ou les commentaires.
- Photos ou vidéos humiliantes partagées sans accord.
- Exclusion volontaire d’un groupe de discussion.
- Faux comptes créés pour se moquer de l’enfant.
- Menaces, chantage, notamment autour de photos intimes.
Les signes qui doivent alerter
- L’enfant sursaute ou se ferme quand il reçoit une notification.
- Il évite l’école, se plaint de maux de ventre ou de tête le matin.
- Il abandonne soudainement des activités ou des amis.
- Il supprime des comptes ou arrête d’utiliser son téléphone, ou au contraire ne le lâche plus.
- Son sommeil, son humeur ou ses résultats changent brusquement.
Comment réagir
- Écoutez sans juger ni punir. Ne confisquez pas le téléphone : l’enfant le vivrait comme une punition et se confierait moins la prochaine fois.
- Ne répondez pas aux harceleurs, et demandez à l’enfant de ne pas le faire.
- Gardez les preuves : captures d’écran avec la date, noms des comptes, liens.
- Bloquez et signalez les comptes sur chaque plateforme.
- Prévenez l’établissement scolaire si les auteurs sont des élèves.
- Appelez un numéro d’aide pour être accompagné, et portez plainte si nécessaire : le harcèlement en ligne est puni par la loi.
En cas de photos intimes ou de chantage
Ne payez jamais et n’envoyez rien d’autre. Gardez les preuves sans partager les images, et contactez immédiatement un numéro d’aide ou la police. Les plateformes doivent retirer ces contenus rapidement, et des services comme le 3018 en France peuvent aider à les faire supprimer.
La meilleure prévention reste le dialogue : notre guide du contrôle parental explique comment garder la porte ouverte.